Ordre d’Hermès : Les Maisons

Blason de la Maison Bjornaer

Maison Bjornaer

Sorciers spécialisés dans la magie des changements de forme.

Devise :  Le pouvoir sur soi est le pouvoir sur les autres

Domus Magna : Crintera, Tribunal du Rhin

Primus connus : on ne connait pas son identité

Histoire : Bjornaer est issue d’une lignée de sorciers changeurs de formes, avec qui elle a rompu tout lien pour étudier la magie Hermétique sous la tutelle de Merinita. A la création de l’Ordre, elle fonde sa maison. En 802, lorsque Quendalon démet Myanar de ses fonctions de Primus de la maison Merinita, Bjornaer accepte d’adopter les alliés de Myanar, rejetés par leur nouveau Primus. Cet ensemble de mages non changeurs de forme survivra quelques siècles au sein de la maison, avant de disparaître. Durant la Guerre du Schisme, les suivants de la maison se retirèrent dans leur Domus Magna, craignant que les Flambeau et les Tremere ne s’en prennent à eux comme aux Diedne (les Bjornaer ne sont pas des mages issus d’une formation latine, après tout).

Organisation : respect des anciens mages quelque soit leur puissance. Peu d’intrigues politiques. Réunion tous les douze ans à Crintera. La rumeur veut que de grands rituels y soient lancés, entre deux remémorations du passé. Parfois, des amis des mages y sont invités, et ont l’honneur de garder la Domus durant les rituels (ils ne peuvent y participer).

Gant : les apprentis doivent démontrer qu’ils ont le Cœur de la Bête ( c’est à dire qu’ils peuvent se transformer en leur animal de coeur). Toute autre compétence magique n’est qu’un bonus. L’acceptation a lieu lors du Rassemblement. Les mages extérieurs à la Maison sont rarement adoptés, car il leur manque le Cœur de la Bête.

Blason de la Maison Bonisagus

Maison Bonisagus

Théoriciens de la magie, ces mages sont les plus respectés de l’ordre d’Hermès.

Devise : Persévérance et sagesse sont les clefs de la connaissance

Domus Magna : Durenmar, Forêt Noire, lieu de fondation de l’Ordre

Primus connus :

Histoire : Originellement, Trianoma souhaitait la création d’un ordre de sorciers pour que cessent les querelles et guerres incessantes. Elle entendit parler de Bonisagus et de ses nouvelles théories magiques. Elle devint son élève, lui parla de son rêve, et se servit de sa réputation pour rencontrer et négocier avec d’autres mages. L’unification réalisée par Bonisagus quant aux formes de magies existantes poussa de nombreux mages à se rallier : depuis la chute du Culte de Mercure, l’idée existait déjà, mais ils ne pouvaient se faire confiance. L’Ordre leur promettait le partage des informations, rendu possible par la réunion des magies sous des concepts partageables par tous.
La maison est très respectée dans l’Ordre pour ce qu’elle a accompli. Ses membres continuent d’être des théoriciens, des chercheurs et des novateurs.

Gant : Examen formel posé à tout prétendant au titre de mage par son mentor et ses sodales. 10% des apprentis échouent une ou deux fois.
Les mages des autres maisons ne peuvent prétendre être acceptés au sein de la maison Bonisagus qu’en faisant une découverte des plus importantes sur le plan de la théorie de la Magie.

Blason de la Maison Criamon

Maison Criamon

Mages connus pour leur mysticisme et leurs tatouages, leur nombre indiquant leur avancement philosophique.

Devise : Le monde en dedans est le monde en dehors.

Domus Magna : Les Grottes des Ombres Déformées, Tribunal du Rhin. Cette grotte, antre de Criamon, est dissimulée quelque part au milieu des Alpes. En son sein cohabitent les fantômes de tous les anciens Primus de la Maison, que le Primus peut invoquer à volonté pour discuter magie ou philosophie par exemple. Seules exceptions : Criamon lui-même, et tout Primus perdu dans le Crépuscule. Pour pallier à la perte de connaissance et de sagesse qu’engendre la perte d’un Primus, tout dirigeant de la Maison proche du Crépuscule est exécuté rituellement afin de rejoindre les fantômes de la Grotte.

Primus connus : Juliasta (première Prima).

Histoire : L’Ordre promeut la sécurité, le respect des recherches de chacun et le partage des informations : tout ceci poussa le mystérieux Criamon à fonder sa maison au sein de l’Ordre. A sa disparition, une de ses apprentis, Juliasta, devint la première Prima de la Maison. Elle brisa le sceau du secret entourant les ressources magiques de la Maison Criamon. Mais ceux qui lui succédèrent oublièrent vite cette tradition.
Le troisième Primus, Verderis, fût l’auteur des « Voyages de Fedoso », dont l’interprétation est toujours sujette à discussion : simple conte philosophique, où récit annonciateur du futur de l’Ordre ? Certains pensent que la Guerre du Schisme et le diabolisme des Tytalus sont décrits dans cette œuvre. D’autres disent que les Voyages de Fedoso les ont inspirés.
Pendant les IX et Xème siècles, la philosophie des Criamon ne proposait plus grand chose de nouveaux. Par ses voyages en Orient, Nuinsil fournit de nouveaux éléments de réflexion à ses camarades, leur permettant de progresser plus encore dans leur magie et dans leurs complexes voies philosophiques.
Les Criamon ne recherchent ni le partage de leurs trouvailles avec les autres maisons, ni le pouvoir : pour eux, la magie n’est qu’un moyen d’arriver à la sagesse ultime qui permettrait la compréhension de l’univers.

Pratique : les Criamon ont toujours une petite énigme, une petite phrase, sur laquelle méditer, donnée par leur mentor (ou par le Primus s’il est mort). La résolution prend typiquement de 1 à 7 ans, nécessite une compréhension totale de l’énigme, telle qu’elle ne puisse s’expliquer avec des mots. La résolution conduit au tatouage sur le corps d’un symbole. Sachant que chaque Art et chaque Forme est appris par une de ces énigmes, un mage de la maison Criamon porte au moins 16 tatouages ( 15 + 1 pour sa réussite au gant du Mage )

Gant : l’apprenti doit résoudre une énigme des plus compliquées.

Blason de la Maison Ex Miscellanea

Maison Ex Miscellanea

Les mages de cette maison appartiennent originellement à des lignées non hermétiques, mais ne souhaitant pas rentrer en conflit avec l’Ordre. On y trouve des druides, des nécromants, des spécialistes des esprits etc. etc. etc.

Devise : Multito Totum Componet (Un tout se compose de nombreuses parties).

Domus Magna : Cad Gadu, tribunal de Stonehenge. Mais les membres de la maison ne s’en soucient pas.

Primus connus : Firento (Xème siècle).

Histoire : Dav’Naellous était un mage spécialisé dans les rituels sanglants et mortels. Il refusa de s’allier à l’Ordre d’Hermès, qui aurait restreint ses capacités magiques. L’Ordre s’opposa donc à lui, et le surclassa, le forçant à fuir en Ecosse, où il n’avait pas de suivants. Ne pouvant laisser une telle menace, les dirigeants de l’Ordre envoyèrent Pralix, filia de Tytalus, pour régler le problème. Sa première rencontre avec Dav’Naellous lui fit perdre la presque totalité des forces qui lui avaient été confiées. Elle débusqua alors les mages locaux, et leur promis de leur apprendre la Parma Magica en échange de leur aide. De 814 à 816, ils poursuivirent le rebelle, et le tuèrent (c’est ce qu’ils crurent à l’époque). Pralix se retrouva à la tête d’une force de mages britanniques n’ayant rien à voir avec l’Ordre. Elle se déclara indépendante, et forma l’Ordre des Miscellanea, séquelle de son éducation Tytalus. Cette nouvelle maison devint un ennemi potentiel de l’Ordre d’Hermès. Les Flambeau étaient près à la guerre, mais la Prima Tytalus, Hariste, elle aussi ancienne apprentie de Tytalus, empêcha une issue sanglante. Elle réussit à dépêcher Trianoma en Ecosse, qui négocia avec Pralix : elles convinrent qu’organiser les mages des îles britanniques était une bonne chose. Pralix gagna l’acceptation des siens dans l’Ordre, avec des droits équivalents à ceux de tout mage.
Lors de la Guerre du Schisme, les mages de la maison se tinrent loin des Diedne, par peur de l’extension du conflit à toute maison non latine.

Gant : étant donné la grande dispérité entre les mages de la maison, il n’y a pas de tradition particulière et chaque parens initie son filius à sa manière.

Blason de la Maison Flambeau

Maison Flambeau

Mages spécialisés dans les arts guerriers de la magie. En général, ils aiment détruire, tuer, adorent le feu et les batailles.
Ils sont le bras armé de l’Ordre, toujours prêts à aller au combat.

Devise : Ad Mortem Incurrite (Sus à la Mort !)

Domus Magna : Doissetepe, Tribunal de Provence. Avant l’accession de Tertious au titre de Primus, c’était Valnegra.

Primus connus : Vancasitum (XIème siècle)

Histoire : Flambeau était un noble Ibère. Sa famille succomba aux avancées des Maures, et son Maître l’emmena loin des combats. Puis ils luttèrent ensemble contre les Arabes, et Flambeau découvrit des moyens de destruction différents de son maître : il devint expert de la magie du feu. Quand les sorciers arabes tuèrent son mentor, il traversa les Pyrénées et commença à défier les mages de la région. Trianoma lui proposa d’adhérer à l’Ordre car il fallait mieux l’avoir avec soi que contre soi. Flambeau refusa, ne voulant pas d’un Code l’empêchant de batailler. Quand il devint clair à ses yeux qu’il y aurait un Ordre d’Hermès avec ou sans lui, il adhéra en posant une condition : la permission d’utiliser la violence quand cela serait nécessaire : les Marches des Magiciens étaient créées.
Le premier apprenti de Flambeau, Apromor, a introduit dans la maison une autre voie pour les batailles : celle de la destruction (la forme Perdo). Mais le feu reste l’apanage de la majorité des mages de la maison.
Les flambeau furent les premiers à répondre à l’appel des Tremere contre les Diedne. Dans la bataille, ils perdirent la moitié de leur maison, mais gagnèrent le respect des autres mages. De plus, beaucoup murmurent que durant cette guerre, certains des plus dangereux et violents mages Flambeau ont trouvé la mort, pour le bénéfice de tous.

Réunions : elles sont décidées lors de chaque réunion précédente, à intervalles irréguliers. Un concours est organisé, destiné à savoir qui a inventé le sort le plus destructeur. On y discute assassinat, magie de combat, et accessoirement politique.

Gant : l’apprenti doit, en général, aller d’un point à un autre sans aucune autre aide que ses pouvoirs magiques. Si ce voyage inclut de passer dans une forêt pleine de fées ou de Garous, tant pis. L’acceptation d’un mage d’une autre maison doit être précédée d’une victoire sur 7 champions de la maison Flambeau. Le Certamen est accepté comme forme de combat.

Blason de la Maison Guernicus

Maison Guernicus

Les juges de l’ordre, enquêtant sur les méfaits et accusant ceux qui transgressent le Code d’Hermès et le Droit Périphérique.

Devise : Lex Super Voluntate (La Loi au dessus de l’Esprit).

Domus Magna : Magvillus, Tribunal Romain

Primus connus : Fenicil (IXème siècle)

Histoire : Guernicus était très sceptique quant à l’existence d’un Ordre de Mages, pensant que ses membres, plus puissants les uns que les autres, ne réussiraient jamais à suivre une décision imposée par une instance supérieure. Trianoma, très préoccupée par les remarques constantes faites par Guernicus à ce sujet, lui proposa d’être celui qui ferait imposer les lois. Très vite, il se prit au jeu, et combattit les récalcitrants de l’Ordre. De nombreux défis et des enquêtes intempestives finirent par avoir raison d’eux, et l’Ordre se développa. Guernicus rajouta au Code d’Hermès, le Droit Périphérique. Mais les autres maisons se plaignirent qu’elles n’avaient pas leur mot à dire dans les décisions de justice rendues. Une réunion entre Fondateurs permit de parvenir à un accord : des membres de chaque maison furent admis chez les Guernicus. Au début simples représentants de leurs maisons, ils furent ensuite choisis pour leur objectivité. Finalement, par peur d’être accusés de partialité, ils ont tendance à être encore plus sévères avec les membres de leur ancienne maison.
Au IXème siècle, le Primus Fenicil trouvant que les lois de l’Ordre manquaient de bases pour s’affirmer comme non arbitraires, rechercha les traces des racines de l’Ordre : le Culte de Mercure et le Culte de Thot, dont l’histoire permettrait, selon lui, de donner corps aux lois en vigueur. Parallèlement, il trouva d’anciens rituels, dont la puissance dépend du nombre d’invocateurs, non de leur puissance. Les Quaesitor sont les seuls (ou presque), à pouvoir les lancer.
Au Xème siècle, à Duresca, des mages découvrirent des parchemins, écrits par Guernicus, et parlant d’un vaste complot visant à prendre le contrôle de l’Ordre. Ils furent déclarés faux et brûlés (un certain nombre de copies sont encore en circulation) par un Tribunal présidé par un Quaesitor. Puis La crise dite du « Diabolisme des Tytalus » permis à la maison de détourner l’attention de ces documents.
Avant la Guerre du Schisme, les Quaesitor avaient perdus une grande partie de leur influence face aux batailles rangées de nombreux mages. L’action Tremere contre les Diedne leur permis de retrouver leur pouvoir perdu : ils soutinrent les Tremere, et arguèrent une fois la guerre finie que si leur pouvoir avait été plus grand, jamais un tel massacre n’aurait eut lieu. Après cela, on ne vint plus les contester.

Blason de la Maison Jerbiton

Maison Jerbiton

Mages liés aux mortels. Certains se font passer pour des artistes, des poètes …

Devise : Ars Vitam inlustrate (L’Art illumine la Vie).

Domus Magna : Valnastium, Tribunal des Alpes. On y trouve une des plus vastes bibliothèques du monde sur l’histoire humaine. Certains mortels y sont acceptés.

Primus connus : Pietre (Xème siècle)

Histoire : Jerbiton était un noble issu d’une ancienne famille patricienne ayant survécu à la chute de Rome. Son apprentissage l’éloigna pour un temps du goût des arts que lui avaient inculqué ses parents. Une fois mage, il parcourut l’Europe de ville en ville, recherchant des œuvres d’art romaines. Il rejoignit l’Ordre pensant qu’il permettrait à tous de progresser sur des voies philosophiques et artistiques.

Durant la Guerre du Schisme, les Jerbiton défendirent les humains contre le chaos ambiant. Ils ne regrettèrent pas la maison Diedne, jugée trop peu civilisée pour eux.
Au XIème siècle, Larta, une musicienne sans talents magiques, réussit à passer le gant, créant un précédent et amenant la maison à accepter certains humains dotés de capacités extraordinaires.

Gant : l’apprenti est testé sur le plan de la Magie mais aussi sur le plan de la connaissance. Cette dernière épreuve peut être très compliquée, aussi les étudiants ne la négligent pas. L’acceptation d’un mage d’une autre maison se fait suivant les mêmes critères. Certains mages se rallient à la maison Jerbiton après une longue vie d’aventures, souhaitant trouver la paix auprès des mortels.

Blason de la Maison Mercere

Maison Mercere

Mages messagers de l’ordre. La majorité des membres de cette maison ne possèdent aucun talent magique.

Devise : Ordinem Servere Unum Sustenere (Servir l’Ordre pour le maintien de son unité).

Domus Magna : Harco, Tribunal Romain. L’alliance possède une bibliothèque très complète sur la géographie de l’Europe.

Primus connus : Aldico (Guerre du Schisme).

Histoire : Mercere était enthousiaste à l’idée de créer un ordre de magiciens. Il voyagea beaucoup, afin de convaincre un maximum de personnes de l’utilité de ce projet. Plusieurs années après l’aboutissement de ce chef d’œuvre politique, il perdit ses pouvoirs lors d’une expérience magique. Bonisagus ne parvint jamais à les lui redonner, aussi Mercere se tournât il vers l’idée de servir de messager pour les différentes maisons. Ses disciples continuèrent d’instruire des mages pendant que lui formait les Toques Rouges, une caste de vulgaires au sein de l’Ordre d’Hermès servant de messagers. La maison ne gagna un statut important que lors de la Guerre du Schisme, distribuant informations et messages selon son bon vouloir.

Us et coutumes : Chaque Toque Rouge détient un sceau, et donc le droit de voter lors des tribunaux. Traditionnellement, ils n’utilisent pas ce privilège par déférence pour les vrais mages. Chaque Toque Rouge est chargé de se promener dans une certaine région, délivrant messages et informations importantes. Les plus âgés deviennent scribes dans les alliances.
Une Toque Rouge est libre de porter ses messages comme bon lui semble, mais il doit les porter. La rétention d’informations est un crime grave dans la Maison, mais rien n’empêche de dissimuler les faits importants au cœur de banalités.
Traditionnellement, une Toque Rouge reste trois nuits dans chaque alliance : une pour se reposer, une pour festoyer, et une pour se remettre de la fête. Il reçoit 1 shilling (1/20 de la livre mythique) en paiement pour chacune de ces journées.

Gant : porter un message au travers d’une région inconnue, peut-être même hostile. L’acceptation de mages d’une autre maison se fait aux mêmes conditions.

Blason de la Maison Merinita

Maison Merinita

Ces mages sont liés aux fées et à la magie féerique.

Devise : Natura Veritas Unica (La Seule Vérité est dans la Nature).

Domus Magna : Irencillia, Tribunal du Rhin. Elle est au cœur d’une forêt féerique.

Primus connus : Quendalon (Premier Primus).

Histoire : Au VIIème siècle, Merinita était une légende, considérée comme la plus puissante des mages liées à la nature. Trianoma la chercha pendant une année entière, et réussit à la convaincre de rentrer dans l’Ordre d’Hermès. Après quelques années à voir l’Ordre se stabiliser et devenir une entité solide, elle quitta ses semblables, proclamant qu’elle allait tenter de découvrir « le mystère de l’éternel secret de la nature ». En son absence, son disciple Quendalon devint Primus de la maison. Il disparut en 799 dans un bois féerique. Myanar, autre disciple de Merinita, devint son successeur, et déclara Quendalon mort. Ce dernier revint deux ans plus tard, ses yeux étaient devenus des rubis, il prétendait n’être parti que depuis deux jours et avoir acquis des pouvoirs permettant de résoudre les plus grands mystères. Myanar l’accusa d’être une fée ayant usurpé l’identité de Quendalon, et l’expulsa de la maison. Une bataille politique s’en suivit, agrémentée de duels magiques. Elle fut gagnée par Quendalon. Myanar et ses sodales furent accepté par la Maison Bjornaer. Dès lors Quendalon, redevenu Primus orienta la maison sur l’étude des fées.
En 807, Tytalus perd son duel contre la reine des Fées. Quendalon se moque alors publiquement de cette défaite, créant des tensions entre les deux Maisons. En fait, il se serait moqué de l’aspect dramatique que les sodales de Tytalus auraient donné à la défaite : Quendalon pensait queTytalus était probablement encore vivant, en Arcadie.
Durant la Guerre du Schisme, les Merinita ont défendu certains Diedne, mais pas assez pour subir la Grande Marche des Tremere.

Gant : l’apprenti est emmené dans un bois féerique. il doit être accepté par ses habitants.

Blason de la Maison Tremere

Maison Tremere

Maison très structurée, où les mages se surpassent dans le but de ne plus être à la botte de leurs supérieurs.

Devise : Volontat vincet omnia (La Volonté Conquiert Tout).

Domus Magna : Ceoris, Transylvanie.

Primus connus : Cercistum (Guerre du Schisme).

Histoire :
Tremere était l’apprenti de Guorna la Fétide, et le plus faible des fondateurs de l’Ordre d’Hermès. Toute sa formation était basée sur les sorts de batailles … donc impossibles à tester face à ses semblables. Aussi, en compagnie de Bonisagus, il créa le Certamen : un moyen de résoudre sans aucun danger les différents entre mages. Accessoirement, il devint aussi le mage le plus expérimenté dans cette discipline, ce qui satisfit son ego. En 837, Tremere devint le dernier des Fondateurs vivant après la mort de Verditius. Son immense pouvoir et son prestige lui permirent de structurer sa maison de manière militaire, de prendre le contrôle de quantités incroyables de terres, de Vis, et d ‘asseoir ses prétentions politiques. En 848, ses manœuvres furent stoppées par un groupe inconnu de mages qui anihilèrent les principaux sodales de Tremere. Des représentants de ces mages se réunirent avec Tremere et le Primus de la maison Quaesitor, et un accord fut trouvé. Mais afin que nul ne puisse relancer une guerre sanglante, la discussion fut rayée des annales de l’Ordre, et on vérifia pendant longtemps qu’aucun Tremere ne prenne connaissance de l’identité des belligérants. Ceci dura jusqu’en 861, date de la mort de Tremere.
Après cette tentative de prise de pouvoir, les autres maisons commencèrent à étudier sérieusement le Certamen.
Au début du XIème siècle, les nombreuses escarmouches entre mages culminèrent après que le Primus de la maison Diedne ait publiquement insulté le Primus de la Maison Tremere, Cercistum. Ce dernier déclara une Marche de Magiciens contre la maison Diedne, ce qui était hors des cadres du Code. Mais les Quaesitor donnèrent leur accord, sentant que la situation leur échappait totalement. La maison Flambeau se rallia à la cause : ce fut la Guerre du Schisme. Elle coûta la vie à la moitié des Tremere et causa la destruction des Diedne. Les Tremere étaient près à poursuivre leur action sur d’autres maisons, telle la maison Merinita, mais les Quaesitor imposèrent la paix. Certains disent que la vrai motivation des Tremere résidait dans le vol de secrets détenus par les Diedne.

Pratiques de la maison : Au sein de la maison, le pouvoir est représenté par les Sceaux de vote de chaque mage : un mage confirmé ne détient son sceau que s’il a réussi à vaincre son parens en Certamen et seulement si le dit parens a aussi vaincu le sien ! Aussi, les Sceaux sont concentrés entre quelques mains dans la maison, donnant à leurs détenteurs le pouvoir politique, et le mage possédant le plus de Sceaux a le plus haut rang … exception faite du Primus, qui détient le rang suprême.
Les Tremere se réunissent à l’alliance de Ceoris tous les 10 ans, pour y fixer leur politique.
Les mages de la maison ont inventé une forme de jeu d’échec très complexe, auxquels ils aiment jouer.

Gant : Un apprenti doit bien se comporter lors d’un Certamen, sans pour autant gagner … Ce qui serait de toute façon utopique contre un vrai mage. L’acceptation d’un mage d’une autre maison est donnée à quiconque peut battre 3 champions de la maison en Certamen, tâche non accomplie à ce jour.

Blason de la Maison Tytalus

Maison Tytalus

Mages de nature agressive, pensant que le défi, sous toute forme, est le meilleur moyen d’apprendre.

Devise : Encrementum ex certamine (Par le Conflit Je Grandis).

Domus Magna : Fudarus, Tribunal de Normandie.

Primus connus : Hariste (IXème siècle), Tasgillia (Xème siècle).

Histoire : Tytalus est, comme Tremere, un disciple de Guorna la fétide, ce qui explique le caractère belliqueux des deux maisons. L’Ordre d’Hermès fut créé en partie grâce à Tytalus : il était connu pour ses accès de colères, et pour sa propension à défier tout mage dans le but d’apprendre, de sa victoire ou de sa défaite. Au début, il lutta contre l’idée d’un Ordre, puis il s’y rallia, admettant son échec politique. Il pris alors un malin plaisir à débusquer les réfractaires au nouvel Ordre, les battant mais les laissant en vie (ce qui n’était pas le cas de Flambeau …). Sa rivalité avec sa bien-aimée disciple Hariste est devenue une tradition.
En 807, il disparaît après une avoir défié la Reine des Fées. On ne sait s’il est mort, ou prisonnier. Depuis ce jour, la tradition Tytalus incite les vieux mages à se rendre dans une Forêt Féerique avant que le Crépuscule ne le prenne.
Au Xème siècle, une cabale de diabolistes fut découverte dans la maison, incluant la Prima Tasgillia. L’implantation de symboles infernaux qu’ils dispersèrent  dans des incantations de sorts et qu’ils diffusèrent au sein de l’Ordre exposa de nombreux mages au diabolisme. Des têtes tombèrent, nombreuses, mais les Tytalus ne considèrent pas que leur échec tenait dans leur association avec la Dimension Infernale, mais dans la perte de leurs âmes durant cette expérience. Les disciples des mages incriminés furent adoptés par d’autres mages, tandis que beaucoup des meilleurs mages Tytalus furent exécutés après avoir été accusés de Diabolisme.

Gant : une épreuve au choix du Maître. L’acceptation d’un mage d’une autre maison se fait dans des circonstances similaires, le Primus décidant de l’épreuve.

Blason de la Maison Verditius

Maison Verditius

Mages spécialisés dans la création d’artefacts magiques

Devise : Omnia Nostra Instrumenta (Toute Chose est notre Instrument).

Domus Magna : Verdi, Tribunal Romain. L’endroit fourmille d’objets enchantés.

Primus connus : Fenistour

Histoire : Verditius était incapable de lancer des sorts, mais était un grand créateur d’objets magiques : il adhéra à l’Ordre pour y trouver la sécurité nécessaire à ses recherches. Bonisagus tenta de lui apprendre la magie hermétique, sans grand succès. En retour, Verditius tenta d’expliquer comment créer un objet enchanté, mais jamais Bonisagus ne put insuffler une part de lui-même dans ses objets enchantés, condition nécessaire pour qu’ils soient uniques.
Les disciples de Verditius, toutefois, obtinrent des succès en magie hermétique. Fenistour fut la première à créer des objets appelés « Outils de Lancement » qui la rendirent capable de lancer des sortilèges.
Au cours des siècles, les Verditius ont fourni des objets enchantés à tout l’Ordre en échange de Vis, mais ne se sont jamais impliqués dans les affaires politiques. Récemment, des Verdi ont été accusés de distribuer des objets enchantés à des mortels, afin qu’ils protègent des forêts féeriques et d’autres lieux magiques renfermant du Vis.

Réunion : Tous les 18 ans, un concours est organisé par le Primus, où chaque membre de la maison peut présenter un objet magique. Le vainqueur perd son objet, mais peut en prendre trois parmi ceux des autres participants.

Gant : L’apprenti doit créer un Chef d’œuvre magique. Il n’existe pas d’acceptation de mages d’autres maisons.