Le Duché de Normandie

Cet article relate ce qu’un mage sans connaissances particulière de la région, sait.
Alliances normandes
  • Confluensis
  • Le Repos du Dragon
  • Montverte
  • Aedes Salii
Alliances abandonnées, perdues ou détruites :
  • Baiocassium
  • Baiocassium Minor
  • Verger des Pommes Aigres (site actuel de Confluensis
  • Pagus
  • Rotomagus

La Normandie est très boisée, mais le bassin de la Seine a été partiellement défriché pour en faire des terres agricoles et, comme le duché a été le site de nombreux conflits au cours des siècles, il y a beaucoup de châteaux.
À l’origine, la région était habitée par des tribus gauloises, dont les nombreuses fées se rappellent avec affection le souvenir. Les tribus ont été conquises par les Romains et, sous domination impériale, la région est devenue Secunda Provincia Lugdunensis. Au début du Moyen Age, la région devint la Neustrie, une province de l’empire carolingien. Aux 9 et 10ème siècle, elle fut envahie par les vikings qui l’ont colonisé et Rollon fonda le duché en 911.

L’archidiocèse de Rouen

L’archidiocèse de Rouen fut un important champ de bataille pendant la conversion de la France païenne et ses frontières sont presque identiques à celles du duché de Normandie. Le premier évêque de Rouen, Nicaise, n’a guère réussi. Il a été martyrisé après son arrivée de Rome au milieu du troisième siècle – mais son remplaçant, St. Mellon, a survécu et établi le diocèse, qui en 744 est devenu un archidiocèse. L’archevêque actuel est Robert le Danois (l’oncle de Robert).

 

Le Bassin de la Seine

La Seine sinueuse est le principal lien entre Paris et la côte. Le bassin comprend les comtés de Rouen, Lisieux et Evreux, et à l’embouchure se tient l’alliance du Repos du Dragon. Le bassin est le cœur productif de la Normandie, avec de nombreuses villes prospères disséminées le long de la rivière ou ses affluents, et en amont de Rouen, la rivière traverse les terres jusqu’à Paris.

Depuis un siècle et demi environ de vastes zones de forêt primordiale sont abattues, mais il en reste certains fragments comme la forêt de Lyons, terrain de chasse privilégié des nobles normands.

Les fermes parsèment  la campagne défrichée et de nombreux champs sont séparés en petites parcelles par des murets de pierre. Cette pratique, appelée bocage, distingue les champs de Normandie de ceux près de Paris. Les cultures de la Seine sont essentiellement le blé et l’avoine; les deux sont moulus pour faire du pain. Une petite quantité d’orge est également cultivée, principalement pour faire de la bière, et certains paysans paient un loyer pour l’orge. Malheureusement, cette céréale est capricieuse, et les récoltes perdues peuvent endetter les paysans. Les cultures de blé (semées en automne) sont également souvent perdu à cause des gelées d’hiver, mais la terre peut être semée au printemps plus sûrement, avec de l’avoine à croissance rapide. Les bovins sont élevés dans le Bassin de la Seine, en grande partie à cause du climat qui est vraiment mieux adapté à la croissance de l’herbe plutôt qu’aux cultures céréalières. La viticulture a été introduite par les monastères, et aujourd’hui beaucoup de fermes ont une attribution de vignes. Les plus vastes sont plantées sur les rives de la Seine. Le vin de Normandie est envoyé en gros volumes par barge aux centres urbains locaux, mais est de mauvaise qualité et n’est pas exporté vers d’autres régions.

Des effets Creo Herbam pourraient augmenter la productivité des fermes ou produire du vin de haute qualité, mais une alliance qui comme par magie augmente le rendement agricole, pourrait voir des paysans curieux frapper à leur porte pour chercher pareille assistance.

Sur les rives de la Seine se trouvent beaucoup de ruines des ponts fortifiés qui ont été construits pour empêcher la progression en amont des pillards vikings. La plupart ont depuis été recyclés pour construire des fermes et des bâtiments urbains, mais certains ponts ont été maintenus et sont maintenant utilisés comme péages.

Blason de Confluensis
Blason de Montverte
Estuaire de la Seine
Saint Mellon
Rollon, le 1er duc
Gui l'archevêque de Rouen, négociant avec Rollon
Rouen

Rouen a été fondée par les Romains près d’un petit village gaulois. Les Romains l’ont baptisé Rotomagus, qui était la ville principale de la province de Secunda Provincia Lugdunensis. Rotomagus était aussi le nom d’une alliance qui était située près de Rouen au IXe siècle. Les navires parisiens se dirigeant vers la Baltique, passent à travers la ville, et Rouen en recueille des revenus considérables grâce aux droits de passage.

Avant l’accession de Robert le Magnifique, Rouen était la capitale du duché. Mais Robert, étant de Falaise et n’aimant pas être sur le terrain des « Richardides », préfère passer l’hiver dans son fief du Hiémois et parcourir ses terres en guerroyant contre ses voisins le reste du temps. La cour est donc itinérante.

Il y a beaucoup d’églises dans Rouen, et le siège de l’archidiocèse est flanqué d’une grande cathédrale. Les Romains ont d’abord construit une église sur le site de la cathédrale au troisième siècle, et des générations successives de fidèles ont ajouté leur pierre à l’édifice. Beaucoup de nobles normands sont enterrés dans la crypte, y compris Rollon, et certains mages spéculent que les corps nobles sont de puissantes sources de vis Rego – mais personne n’a osé tenter leur exhumation.
Il y a une grande communauté de prêteurs d’argent juifs à Rouen. Leur influence est considérable et un mage qui inonderait  les marchés de Rouen avec des richesses créées magiquement attirerait leur colère.

Au Xe siècle, Ibrahim ibn Ya’qub, marchand arabe envoyé par le calife Omeyyade de Cordoue, a décrit ainsi la ville :

« Rudhûm (Rouen). Ville dans la terre des Francs, construite en moellons de réemploi, sur le fleuve Shaqana (la Seine). La vigne et le figuier n’y réussissent absolument pas, en revanche elle est fertile en blé et en seigle. On pêche dans le fleuve un poisson qu’ils appellent salmûn (saumon) et un autre, plus petit, dont le goût et l’odeur rappellent ceux du concombre. On dit que ce poisson existe également dans le Nil où il s’appelle al-‘ayr [mulet]. J’ai vu à Rouen un jeune homme dont la barbe atteignait les genoux. Quand il la peignait, elle les dépassait de quatre doigts. Il avait peu de poils aux joues et jura que six ans auparavant il était imberbe. Il paraît qu’à Rouen, en hiver, lorsqu’il fait très froid, une espèce d’oie blanche au bec et aux pattes rouges qui s’appelle gânsh (germanique gans), fait son apparition. »

 

Jumieges

L’abbaye bénédictine de Jumièges a été fondée en 634 par Saint Philibert sur la rive nord de la Seine, en aval de Rouen, et au cours des derniers siècles, elle a été somptueusement patronnée par les Normands – bien qu’ils l’aient brûlé entièrement au neuvième siècle. Aujourd’hui, sous l’impulsion de Robert le Danois, l’abbaye est redevenue un centre important de scolastique et de plus en plus d’évêques de France sont des anciens de Jumieges. L’abbé de Jumièges est par conséquent un homme influent. Il y a 900 moines et 1 500 serviteurs qui par leur travail défrichent les terres, les transforment en jardins, vergers, cultures, prés et vignobles, pêchent des cétacés pour l’huile, la dîme servant à l’entretien des pauvres et de l’hôtellerie très fréquentée par les pèlerins anglo-saxons sur le chemin de Rome et les exilés.

 

St. Wandrille

Elle a été fondée au septième siècle par Saint Wandrille, un noble franc qui renonça aux plaisirs terrestres pour se consacrer à la vie monastique avec sa femme. Les deux abbayes se font concurrence pour le patronage des nobles mais sinon les relations sont bonnes.

Mgr Robert le Danois
Baptême de Rollon
Abbaye de Jumièges dans 1000 ans
Saint Ouen, évêque de Rouen se dévoue à la cause monastique en aidant saint Wandrille à fonder l’abbaye de Fontenelle et saint Philibert, celle de Jumièges.

Le comté de Bayeux

Bayeux est un comté forestier à l’ouest du bassin de la Seine, où les colonies isolées, construites dans des vallées dégagées, sont généralement centrées sur une église qui est souvent neuve. Dans la forêt, non loin de la cité épiscopale, se situent les ruines de l’alliance Diedne de Baiocassium. La population de Bayeux augmente fortement depuis le début du siècle, détruisant progressivement la vaste forêt du Bessin. Bayeux est la seule ville du comté mais le port de Caen, de part sa position à l’embouchure de l’Orne, est en train de devenir un lieu de commerce important et se développe rapidement.

Les porcs sont les animaux de ferme les plus nombreux à Bayeux, bien qu’ils ne soient pas vraiment élevés. On les laisse simplement errer dans leur habitat boisé naturel. La plupart des communautés organisent un abattage automnal des porcs et salent leurs carcasses pour l’hiver. Une seule carcasse peut fournir jusqu’à cent portions de viande. La gestion des porcs est revendiquée par les fées des bois et certains sages dirigeants de leur communauté font des offrandes à  la cour féerique locale (via un festival, ou une cérémonie) avant de commencer l’abattage. Les autorités ecclésiastiques, qui sont très sceptique quant à l’orthodoxie et la véracité de ces pratiques, découragent ces sacrifices.

Le diocèse de Bayeux a été fondé par saint Exupère au premier siècle, et est donc l’un des plus anciens d’Europe mythique. L’évêque St Vigor fit détruire plusieurs temples païens en activité au début du sixième siècle, et sa profanation n’a pas été oublié par les fées de Bayeux, qui œuvrent depuis pour détruire l’influence locale du divin.

 

La ville de Bayeux

La ville de Bayeux était autrefois Baiocas- la capitale des Gaulois – capturée par les Romains au premier siècle avant JC. Des parties de quelques bâtiments romains sont encore debout, et certains des bâtiments actuels sont construits avec de la pierre récupérée des villas et des immeubles romains. Aucune structure gauloise ne subsiste, mais la terre se souvient où ils se trouvaient autrefois, et il y a des rumeurs d’un regio présent dans la ville qui abritait une petite alliance vassale Diedne (Baiocassium Minor), mais aucun mage vivant n’a admis connaître son emplacement précis.
Durant les premières années du duché de Normandie, Bayeux était le centre d’un groupe de colons Viking qui se sont parfois rebellés contre Rouen.

Les bâtiments importants de la ville sont les des moulins dans la campagne environnante et la cathédrale de Bayeux. L’évêque Herbert est un proche de Robert le Danois qui lui a donné la consigne d’évangéliser encore et toujours ces contrées encore sauvages et de détruire les fées.

 

Le Cotentin

La péninsule du Cotentin est une région sédentaire et pauvre. Ceci est dû au fait qu’une grande partie de la terre est constituée d’horribles marais. Mais quelques châteaux et villages se blottissent sur les zones sèches. Les Voyageurs de passage dans la forêt de Brix (au sud de Cherbourg) courent le risque d’embuscade menées par des loups féeriques féroces qui hantent la forêt, mais les villageois qui vivent dans la forêt sont capable de négocier en toute sécurité les chemins forestiers.
Une alliance appelée Pagus se trouvait près de la ville de Cherbourg. Elle a été détruite pendant la guerre du schisme, et aujourd’hui certaines de ses sources de vis sont réclamées par un chapitre de Fengheld (une grande alliance du Rhin) qui se trouve à Cherbourg. L’alliance de Confluensis se trouve à la frontière entre le comté de Bayeux et celui du Cotentin.

 

Le Hague-Dick

Les Envahisseurs nordiques du IXe siècle ont construit un terrassement fortifié – Le Hague-Dick – qui a séparé la partie nord-ouest de la presqu’île du Cotentin et le continent. Les fortifications ont été utilisées comme caserne pour les guerriers qui s’étaient trouvés incapable de traverser les mers périlleuses jusqu’en Scandinavie avant l’hiver.
Les vikings se retranchaient ici pendant la saison des pillages.

Aujourd’hui, les fortifications sont inhabitées, envahies par la végétation et en ruine. Leurs dispositions précises ne sont pas connues. Selon les rumeurs, les  trésors issus des pillages seraient encore enfouis parmi les ruines.

 

Avranches

Le petit comté d’Avranches est situé sur La frontière sud de la Normandie, commune avec la Bretagne. La ville d’Avranches, bâtie sur le Couesnon, est le siège du diocèse, mais le site religieux le plus important est le monastère bénédictin du mont Saint-Michel. Perché sur un piton rocheux près de la frontière entre la Normandie et la Bretagne, à l’embouchure du Couesnon, le monastère a été fondé au début du huitième siècle par l’archange Michel et attire de nombreux pèlerins.

 

Mont St. Michel

Autrefois, le site du monastère (nommé Mont Tombe) était utilisé pour des rituels druidiques par les précurseurs de la Maison Diedne, mais cela prit fin en 708 lorsque l’archange Michel est apparu devant Aubert, évêque d’Avranches. L’archange a ordonné la profanation de tombes païennes sur l’île et la construction d’une chapelle. Bien qu’initialement réticent, Aubert termina sa tâche en 709, consacrant la chapelle en l’honneur de l’archange. Les érudits hermétiques croient qu’Aubert a détruit une aura magique sur l’île, et que l’enlèvement des reliques du saint pourrait éventuellement faire revivre cette aura, mais la peur du divin et la suspicion sur l’utilisation originelle du site par les Diedne ont empêché à des mages d’entreprendre cette action. Les reliques conservées dans le monastère  comprennent Le crâne et le bras droit d’Aubert – son crâne est percé d’un trou fait quand l’archange Michael l’a frappé à la tête pour faire taire sa réticence à investir le site. le mont est couramment surnommé par les clercs « Mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari).

En 933, le duc Guillaume Longue-épée obtint du roi de France un agrandissement notable de son territoire, avec le Cotentin et l’Avranchin, jusqu’alors contrôlés par les Bretons. C’est donc à cette date que le Mont est officiellement rattaché à la Normandie

En 966, Richard Ier, Duc de Normandie, parraine la colonisation du Mont par les moines bénédictins de l’abbaye de St. Wandrille, dirigée par l’abbé Maynard. L’Abbé actuel, Hildebert, a débuté des travaux d’agrandissement du monastère.

À marée basse, les pèlerins peuvent se rendre à pied au monastère sur une plaine sablonneuse de moins d’un kilomètre, mais c’est un voyage périlleux. A marée haute, la plaine sablonneuse est recouverte par la mer avec plus de trente pieds de profondeur, isolant le monastère.