La Mine Abandonnée (Chapitre I et II)

Chapitre I : Découverte de la Mine

Le 16 Juillet 1030

Cher Sodales,

Alastaïr de Guernicus

C’est bien reconnaissant de votre hospitalité que j’ai décidé d’accompagner l’expédition partant au 15eme jour du mois de Quintilis pour explorer la mine de fer abandonnée, le lieu dit des Narines du Diable.

Nous avions quelques informations primitive le jour du départ, ainsi Faber connaissait l’emplacement des narines du diable, mais il n’a jamais exploré plus loin que la première salle pour n’y extraire que peu de minerai.
Les sous-terrains sont appelées Narines du diable car deux trous côte à côte en sont les entrées principales. Il est su par les doctes que ces grottes furent exploitées pour leur fer à l’époque Gallo-romaine.
Il est dit qu’après avoir trop creusé, des démons se sont réveillés et que tous les mineurs moururent.
Evrard pense qu’il peut y avoir une source de Vis dans ces grottes et certainement des gobelins car on lui a conté une légende lors de son apprentissage.
Cette légende veut qu’un roi gobelin de sous nos pieds dut affronter une rébellion et que les rebelles furent vaincus.
Et le chef rebelle fut maudit et transformé en stalactite et tout ses suivants furent bannis du royaume gobelin.
Nous savions également que la grotte se situe à moins d’une journée de marche de Fons-Luminis, ce qui a son importance en cas de source de vis avérée.

Trois sodales se sont joints à cette exploration, Abu de Jerbiton, Evrard d’Ex-Miscellanea, et votre obligé, Alastair de Guernicus.
Nous étions aidés dans les différentes taches inhérentes à ce genre d’expédition par Faber le forgeron, Honoré de la Pommeraye, et Emmerick le Breton, un des soldats de Gauvain Fléau des Norrois .

L’objectif fut et reste double. De prime il serait bon de pouvoir extraire le fer de cette mine pour le compte de l’alliance, et ce dans la plus grande quantité possible. En sus, une source de vis régulière serait un atout supplémentaire et important pour votre alliance.

Voici, loin de tout lyrisme épistolaire mon compte rendu de cette expédition :

Orpee le Duergar

Nous avons découvert que le site est habité par un couple féérique qui se fait révérer par les vulgaires des environs comme « esprit de la forêt ».
Senna semble être une fée sylvestre, elle est accueillante et vie sur les flancs du mont abritant la mine, dans une cabane nichée entre un hêtre séculaire et la paroi rocheuse.
Elle visite discrètement les vulgaires des environs et nous a dit leur faire des cadeaux en échange de leurs offrandes. Elle partage ensuite les offrandes avec Orpee.
Orpee est un duergar, qui sont à ma connaissance un peuple féérique lié au Terram. Lui vit sous terre, il est plus sauvage et agressif, il ne visite pas les vulgaires, mais il ouvrage les cadeaux que Senna distribuera. C’est sans doute un excellent forgeron.
Orpee garde jalousement un singulier trésor : une grotte qui fut sans doute le lieu de vie d’ancêtres de nos ancêtres.
Cette grotte est tapissée de peintures primitives et en son sein trône une statue de femme, ou déesse, qui fut sculptée il y a de cela plus de vingt milliers d’années, mon enquête Intellego Terram en atteste.
C’est à ma connaissance le plus vieil artefact qui soit en ce monde.

Senna la lutine

Les narines du diable servirent aussi, au moins pour l’hiver dernier, de tanière à une Ourse, qui eut lors de notre passage la mauvaise idée de s’attaquer à notre groupe. L’Inébranlable Emmerick reçut sans broncher la charge de la bête et lui trancha la tête d’un seul formidable coup de hache. L’Ourse laisse derrière elle un jeune Ourson qui n’a que peu de chance de longtemps survivre sans aide. Si d’aucun d’entre vous étudient la forme Animal, ou cherche a familiariser un jeune ours, il peut aisémment trouver là une opportunité.

Notre visite des sous-terrains nous a permis de découvrir qu’Orpee a jalonné le premier niveau de la mine de plusieurs pièges dangereux afin que nul ne trouve sa grotte. Il conviendra donc de s’y déplacer avec la plus grande prudence. Hors la grotte ancestrale d’Orpee, il n’y a rien d’intéressant sur le premier niveau, et pas grand chose à extraire comme minerai. S’y trouve cependant au sein de la plus grande salle un large puits d’accès qui, une fois débarrassé de ses gravats, nous mène aux niveaux inférieurs.

L’ourse

Là vit une petite communauté de gobelins qui sont, eux aussi, un peuple féérique lié au Terram. Leurs bras et jambes se terminent souvent en outils divers en lieu et place de main ou de pieds. Leur peau est rocailleuse et ils peuvent se fondre dans un décor rocheux et même courir sur les murs et les plafonds. Ceux que nous avons croisés semblent plutôt faibles et craintifs à part peut-être leur chef, Cerigin. Il y a de nombreux vieillards, des femelles et des petits. En tout une trentaine de vies.

La légende d’Evrard avait dit vrai, ils sont le peuple gobelin banni.
Leur vie semble bien miséreuse, ils survivent coincé entre le monde des hommes et le royaume gobelin sans avoir la possibilité de pénétrer dans l’un ni dans l’autre.
Une lourde barrière de métal, enchantée selon nous, les isolent du royaume gobelin et seul une clé semble pouvoir l’ouvrir.
Ceregin nous dit qu’une fois par saison, le roi gobelin Chakar fait ouvrir la porte et emmener un des bannis pour faire une offrande au Grand Ver, leur dieu.
Il dit aussi que de l’autre coté de cette barrière il y a leur héros, son ancêtre, le rebelle de la légende, qui est prisonnier du stalactite.
Je ne voudrais pas vous faire, cher sodales une leçon de chose liée au Terram, et vous n’êtes surement pas sans savoir que sous un stalactite, qui tombe du haut, souvent grandit un stalagmite, qui part du sol.
Dans le cas de notre gobelin maudit et transformé, la légende dit qu’il sera libéré dés que le stalagmite grandissant sous lui parviendra à le toucher. Seulement, selon Ceregin, ce stalactite au delà de la grille est gardé, et le stalagmite régulièrement cassé par les gardes afin de ne point grandir.

Nous avons constaté que les niveaux inférieurs étaient riches en minerais de fer. Un accès à ces étages permettrait au moins l’exploitation d’une petite mine de fer pour l’alliance. Ceregin nous a promis qu’il nous laisserait exploiter le fer si nous libérons son peuple.

Le Foyer d’Orpee

Voilà le principal à connaitre de notre exploration d’une journée dans les narines du diable.

Voici maintenant mes conclusions, je vous laisse bien évidement le loisir de décider des meilleurs actions à suivre pour Fons-Luminis dans le respect de la loi hermétique.

Le minerais de fer est là, prêt à être exploité. Mais la mine n’est pas encore sécurisée. Cena ne sera pas un problème et si personne ne s’approche trop de sa grotte, Orpie ne devrait pas être un problème non plus car nous avons parlementé avec ces deux là et il me semble qu’il sont prêt maintenant à nous entendre. Attention toutefois, Orpie est dangereux, il convient de ne pas aller inspecter son sanctuaire sans une parma magica. Honoré pourra en témoigner.

En revanche le cas gobelin est à résoudre.

Soit nous exploitons la mine par la contrainte car les gobelins bannis ne devrait pas être un gros soucis. Une paire de mages vindicatifs et une turbula solide devrait pouvoir tuer tout ces miséreux sans peine. J’ajoute pour être parfaitement impartial que nous avons extrait trois pions de vis Terram d’un squelette gobelin. J’ignore si c’est le cas de toutes les dépouille de gobelin.
Agresser les fées est un crime majeur du code hermétique car possiblement dangereux pour l’ordre. Mais ici les bannis sont faibles et il est aisé de plaider que l’alliance veut défendre ses sodales et ses biens.

La Statue de la Fertilité

Soit nous aidons à libérer les bannis. En ce cas le jeu est plus dangereux car nous aurons certainement à agresser des fées dont nous ne connaissons pas la puissance, c’est à dire les gobelins du roi Chakar. Et si jamais l’alliance est accusée d’une mise en danger de l’ordre pour avoir agressé un roi Gobelin sachez, je vous le redis, que c’est un crime grave du code hermétique.

Concernant la source de vis, nous n’avons pour l’instant aucun indice précis. Si cette source existe, elle est certainement au delà de la grille du royaume gobelin. Sachez, à titre informatif et aux yeux du droit hermétique, qu’il sera toujours plus aisé de se défendre d’une accusation d’agression contre les fées si cette agression avait pour but de défendre une source de vis de l’alliance. Et toute source de vis à moins d’une journée de marche de Fons-Luminis appartient potentiellement à l’alliance.

Concernant le « trésor d’Orpee », je ne sais pas encore vraiment quoi vous dire et je suis, pour être honnête, encore sous le choc de cette découverte. Pour l’instant le trésor est protégé et je pense qu’y accéder respectueusement pour des recherches devrait être possible, en usant de beaucoup de diplomatie auprès d’Orpee et Senna. Ce trésor n’a à mon avis aucun intérêt hermétique. Une plus longue étude devra être faite pour en être certain.

Pour finir, je tiens à vous assurer que chacun des membres de cette expédition fut précieux par ses connaissances ou compétences à un moment ou à un autre. Quel que sera l’objectif de la prochaine expédition dans les Narines du diable, il conviendra de s’entourer des bonnes compétences et de s’équiper du matériel idéal.
Je vous ferais une liste de mes recommandations à ce sujet.

Merci d’avoir pris la peine de me lire, merci d’avantage de prendre au sérieux mes conseils de droit hermétique,
Votre sodale et obligé

Alastair de Guernicus de l’alliance Confluensis.

 

Chapitre II : La Guerre des Gobelins

 

le 15 mars 1031.

Evrard d’Ex Miscellanea

Notre troupe est à nouveau sur le départ pour la Mine.

A ma plus grande satisfaction, Gauvain s’est remis de ses blessures et peut donc nous accompagner à la tête de son groupe de vaillants mercenaires.

J’accompagne Khaldeo, Aslak, son frère jumeau Eldir, Yuna, Mektilde, Faber et des ouvriers servants et Glen compagnon d’Aliénor qu’elle nous a présenté une fois revenue de son voyage. Aliénor nous explique avoir rencontré Glen, marchand ambulant me semble-t-il, sur le chemin en compagnie d’un de ses ami Jean Michmich Falafel (où un nom comme cela) cuisinier de métier.

Un vif débat eut lieu entre nous avant notre départ, lors d’un conseil restreint, pour savoir si la guerre avec les Gobelins était inéluctable. L’idée d’aider les Gobelins rebelles en délivrant dans un 1er temps leur chef captif, leur héro pris au piège dans un stalactite ou un stalagmite d’ailleurs, semble avoir été retenue.

Nous prîmes ainsi le chemin de la Mine en direction du mont de Vêpre.
Nous passâmes par la ferme des Gesnières pour poursuivre jusqu’au hameau de la Mousse (nom donné par la présence de verdure moussue recouvrant les rares maisons).
Quittant le chemin principal, nous empruntâmes une sente pentue pour atteindre le mont de Vêpre et arrivâmes à l’entrée de la Mine, les Narines du Diable, reconnaissante par ses 2 entrées rocheuses. Nous distinguons toujours la fumée s’échappant du haut du coteau provenant de la forge d’Orpee le Duergar.

Nous pénétrâmes dans le 1er couloir pour arriver dans la 1ère salle. Nous retrouvâmes le cadavre de l’ourson qui n’a pas survécu à l’absence de sa mère.
Les ouvriers servants s’établirent déjà dans les lieux pour débuter le travail d’extraction du minerai de fer.
Nous poursuivîmes jusqu’à la salle d’où plonge le gouffre de 15 m de profondeur servant de passage pour le niveau inférieur. Nous descendîmes tant bien que mal. Nous discernâmes à la lumière de nos torches et lanternes le petit Chêne sculpté dans la pierre puis la troupe de Gobelins rebelles et leur chef Cerigin vinrent à nous.

Tout excité, Cerigin a hâte d’en découdre avec ses congénères de l’autre côté de la Grille donnant accès au Royaume Gobelin avec à sa tête le roi Chakar. Néanmoins, il sembla attendre notre initiative sans trop savoir comment faire lui-même.

Après avoir examiné la Grille, nous bloquâmes devant sa serrure particulière dotée de rouages complexes, son enchantement magique. Pas de solution immédiate pour l’ouvrir ni la contourner !
Nous décidâmes donc de prendre par surprise les prochains Gobelins qui viendraient récupérer, dans le groupe de rebelles déchus, l’heureux désigné volontaire devant servir d’offrande sacrificielle au Grand Ver , Dieu du Royaume semblerait-il.
Cerigin nous avertit que la prochaine venue des Gobelins ne devrait plus tarder.

Toute lumière éteinte, nous nous disposâmes de part et d’autre de l’entrée du couloir qui mène à la Grille et attendîmes avec la plus grande discrétion la venue des Gobelins.
Au son des pas, nous devinâmes l’arrivée des Gobelins qui ouvrirent la grille et s’avancèrent au bout du couloir à l’entrée de la salle.
Cérigin hurla et nous fondîmes sur eux sans crier gare, toute lumière allumée ! Du moins, les plus valeureux au combat guerrier. Khaldeo en consuma une bonne part, nos hommes de mains ayant fait le reste.

Les 4 Gobelins morts, nous n’eûmes pas le temps de réagir avant la fermeture de la grille, à nouveau confrontés à régler ce problème.
Nous remarquâmes sur les Gobelins occis, leurs doigts en forme de clé spéciale devant servir à ouvrir la serrure de la grille. En utilisant les doigts coupés, rien n’y fit et cette grille resta fermée.
Khaldeo, Faber et Eldir utilisèrent la manière forte par le feu et la force des armes. La grille céda.

Nous avançâmes ainsi au bout de la 2ème partie de couloir arrivant au seuil d’une salle que nous devinons, sans y entrer, immense d’au moins 300m de diamètre et très haute.
Nous discernâmes au bout d’un certain temps d’adaptation visuelle, au centre de la salle, ce qui sembleraient être une stalagmite surplombée d’une stalactite avec le corps d’un gobelin enchâssé dans la matière.

Mektilde et Aslak nous somment de ne pas bouger et de ne surtout pas rentrer dans la salle !