Colline du Cornu : Rencontre avec Coffa

Adeline Bérangère de Tournebut
Gilles de Condeth
La source aux Ablutions
Corentin le Vieux
Confluent du Laizon
Padern le chasseur
Antoine l'ermite
Coffa, le Dieu Cornu
Mawredd, le cerf du Dieu Cornu
21 juin 1032 : La fête du Solstice d’été

Mektilde, Pipa, Jehanne, Alastair et moi-même Adeline partons à l’aube en direction de la Colline du Cornu, escortés par Gauvain, Jean-Bernard et quelques hommes d’armes. Le voyage est paisible et la météo au beau fixe.

Les convives

À notre arrivée en début d’après-midi, les préparatifs de la fête vont bon train. Gilles de Condeth nous accueille chaleureusement, il est particulièrement heureux de nous revoir Jehane et moi, et ravi de voir autant de monde. Cassius le Ménestrel, ainsi qu’Angus et Clervie Sanglé sont déjà sur les lieux. Arrive en fin d’après-midi un petit groupe d’une quinzaine de paysans mené par un vieil homme, Corentin le Vieux, chef du village voisin. Corentin, dernier adorateur de Coffa à Vieux-Fumé, vient présenter ses offrandes tous les ans. Un peu plus tard, un jeune chasseur nommé Padern et Antoine l’Ermite rejoignent l’assemblée de pèlerins.

Le banquet

En début de soirée, Gilles nous conduit à la rivière afin d’accomplir le rituel de purification, puis nous repartons en procession pour procéder aux offrandes. Alors que chacun est appelé individuellement à entrer dans la hutte pour faire don à Coffa de ses présents – seul Gauvain refusera de s’y rendre -, le banquet débute sous les chants de Mektilde qui déclame un poème si fabuleux que Mawredd, le Grand Cerf blanc, apparait dans toute sa splendeur. La stupeur et l’émerveillement passés, les conversations s’engagent.

Pipa bavarde avec Cassius et fixe une rencontre avec Robert le Magnifique et toute sa Cour en septembre prochain. Alastair est accosté par un vieux couple de paysans qui s’avèrera être Christian et Bedwyr. La vieille druidesse n’a pas oublié son nectar des vignes de Grand Goulu et est déjà bien amochée. Quant à moi, je discute avec mon cher ami Angus et apprends que ma pimbêche de soeur Jeanne, profitant du dépérissement de notre père Thomas le Pieu, s’entretient régulièrement avec son oncle le Sénéchal Osbern de Crépon, pour préparer l’avenir du Domaine de Tournebut. Gilles m’apprend de son côté que Coffa n’est pas apparu depuis près de vingt années. La dernière personne à l’avoir rencontré est une jeune femme, accompagnée de sa mère prénommée Guillemette, qui n’était ressortie de la hutte de la créature féérique qu’au petit matin… Enfin, Cassius me parle d’un prêtre, le Père Colin, qui rameute les foules à Notre-Dame de Guibray, une petite église aux abords de Falésia. Sa parole y est libre et il n’est pas tendre avec la noblesse, voilà pourquoi les paysans viennent en masse à ses offices plutôt que d’assister à ceux de l’archidiacre de Falaise dans sa toute nouvelle église. Le barde m’apprend également que Robert le Magnifique a commandé une grande Abbaye à Cerisy et que le Duc accorde de plus en plus d’intérêt à l’Église, apparemment enclin à se réconcilier avec son oncle Robert le Danois, archevêque de Rouen.

L’ermite et le chasseur

Alors que nous échangeons sur nos discussions, Gauvain nous interrompt pour nous signaler la présence du vieil ermite qui semble nous espionner. Il affirme être un ancien moine d’Évron dans le Maine, rejeté par l’abbé car il cherchait à établir une alliance entre l’Église et les fées. Étonnement, malgré la chaleur de la nuit, de la buée s’échappe de sa bouche à chacune de ses paroles. Mektilde perçoit que le vieil homme est en réalité une jeune femme brune richement vêtue pour le voyage. Nous n’en saurons pas plus. Gauvain et Jean-Bernard passeront la nuit à surveiller l’illusionniste mais finiront par perdre sa trace, « comme s’il s’était volatilisé » nous raconteront nos compagnons.

Nous remarquons également que le jeune chasseur dissimule lui aussi sa réelle identité. Il s’agit d’un elfe, probablement un noble Sidh.

La rencontre avec Coffa le Cornu

La soirée déjà bien avancée, Gilles m’invite à me rendre à nouveau dans la hutte accompagnée de Jehane, Bedwyr, Mektilde et Alastair. Alors que nous passons le seuil, la hutte se transforme sous nos yeux et nous apercevons un vieil homme affaibli couronné de bois de cerfs. Coffa nous souhaite la bienvenue en sa demeure. Il nous raconte que cela fait très longtemps qu’il n’a reçu personne et qu’il se meurt lentement car les hommes ne le prient plus. Cependant, il semble reprendre des forces en voyant sa fille Jehane qu’il sert tendrement dans ses bras. Coffa est le reflet terrestre du dieu gaulois de la fertilité Cernunnos qui réside en Arcadie. La créature féérique se sent seule malgré la présence de Mawredd et regrette l’absence du Grand Goulu, disparu en combattant Dieu.

Coffa me parle de mes ancêtres et m’apprend qu’un de ses enfants, victorieux des Romains, devint le premier Tournebut de la volonté même de Coffa. Malheureusement, au fil des siècles, ses descendants ont manqué à leur promesse de vénérer Cernunnos.

Coffa nous demande de protéger la Forêt et de convertir afin qu’il ne disparaisse pas. Il précise qu’il nous faudra lui trouver un Champion qu’il revêtira de sa cape et qui protègera la Forêt. Ce dernier devra avoir l’assentiment d’une Cour et du Passeur. Il y a des règles immuables et cela prendra du temps, nous avertit-il.

Bedwyr ajoute qu’il faut réveiller la Forêt. Ses paroles semblent s’adresser à Mektilde, insinuant que les Merenita et les Bjornaer avec leurs mystères en sont peut-être capables. Je n’y comprends rien.

Elle finit par proclamer que les Chrétiens ne reculerons que face à une grande menace ou s’ils sont physiquement empêchés, c’est pourquoi elle demande à Coffa l’autorisation de prendre Jehane pour l’éduquer en ce sens et l’éveiller à l’hermétisme.

Abbadon et les fondateurs de Fons Luminis

Avant de nous laisser repartir, Coffa évoque Abaddon et nous informe qu’il a donné la pierre au druide Dilinwir. « Ils étaient 4. Je lui ai donné l’un d’entre eux. » Nous déduisons qu’il parle des ancres installées par Dilinwir et enchantées par Cementaris qui retiennent prisonnier Abaddon dont nous a parlé Coedenceg lors du Banquet à la Cour d’Ombre.

Lorsque nous laissons entendre que nous doutons de la mort de Mormool, entre autre parce que son compagnon la Vipère ne l’a pas rejoint dans l’au-delà, Coffa nous suggère de vérifier si son corps est bien là où il est supposément enterré. En revanche, Bedwyr nous confirme le décès de son parens Dilinwir. Le loup aux yeux bleus qui s’est installé aux abords de Fons Luminis, bien qu’ayant bien connu le druide, n’était pas son compagnon.

Le traquenard

Je profite de la présence de Christian qui m’avait enlevée pour lui demander des explications et m’assurer que cet épisode est désormais derrière nous. Je lui pardonne car après tout, sans lui je n’aurais jamais rencontré l’amour de ma vie, mon petit Aartichaut.

S’ensuit une discussion entre le brigand, Gauvain et Alastair qui échafaudent un plan pour piéger Rolf le Gros, l’homme de main de Finn Arnesson. Christian s’engage à mener Rolf, prétextant un partage de butin, droit dans un guet-apens. Une sorte d’hommage à la mort d’Honoré et une habile façon d’exhumer le coffre de la Dîme.

Au petit matin, après avoir réveillé Jean-Bernard assoupi bienheureux au pied d’un chêne, nous reprenons la route en compagnie de Bedwyr et de Christian qui nous guide à son ancien repaire, lieu arrêté de notre future embuscade. Puis nos chemins se séparent, nous repartons vers le Bô alors que Bedwyr et Christian rejoignent le Mont Pinçon.

Gauvain le Fléau des Norrois
Le Point de Vue de Gauvain, le Fléau des Norrois :

On est parti à l’aube direction la colline du Cornu.
Voyage sans encombres, arrivée en début d’après-midi.
Tout s’est bien passé, ambiance festive et bon enfant, jusqu’à ce qu’une femme déguisée en viel ermite nous espionne.
Mektilde nous à mis les poils avec un chouette poème.
Après elle est rentrée avec Adeline, Jehanne, Alastaïr et une vielle paysanne dans une hutte.
Avec Jean-Bernard on a suivi la femme/ermite mais elle a disparu.
De retour bredouille on est tombés sur Bedwyr, la vielle était bourrée mais avec Christian on a échafaudé un plan pour buter le Gros Rolf et prendre la Pommeraye.
Au petit matin on a repris la route.

Voilà.