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    CelineCeline
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    Les Chênes Parlants
    10 juillet 1030

    Au petit matin, Aar, Mektilde, Arana, son fidèle Honoré et Étienne du Thuit prennent la route pour rejoindre la Clairière des Chênes Parlants.
    Le but de cette expédition est de suivre la piste du gland veiné de rouge retrouvé dans le couffin de la petite Suzon disparue il y a une quinzaine de jours à La Pommeraye. Sa mère Jaquotte Beaupain avait en effet supplié Honoré de la retrouver.

    Nous faisons chemin vers le nord, et après avoir discrètement traversé La Pommeraye nous laissons la charrette à l’orée de la forêt sous la surveillance de nos serviteurs qui ont pour ordre de monter le camp en notre absence. Nous poursuivons donc à pieds, guidés par Aar qui a survolé les environs, et à mesure que nous nous enfonçons, la forêt se fait de plus en plus sinistre et une brise froide nous enveloppe. Enfin, nous débouchons sur la clairière aperçue par Nennvial dans ses visions. Au milieu de sept chênes aux troncs tordus, sur un sol brun rougeâtre, se dresse une arche de pierre parcourue de gravures effacées par le temps. Un corbeau blanc perché sur un des chênes nous fixe du regard. Metkilde s’adresse à lui en gaélique et lui présente le gland. Le corbeau nous confirme que le gland provient bien d’ici et nous incite à attirer l’attention de la maîtresse des lieux pour qu’elle nous laisse la rencontrer.

    Coe Den Seig, « celle qui contrôle l’âme »
    Quelques sorts furent lancés, des pirouettes furent magistralement exécutées, du sang fut même versé et enfin le corbeau passa sous l’arche en nous invitant à le suivre. Chacun notre tour, nous passâmes sous l’édifice en répétant les mots qui venaient de s’illuminer sur la dalle de chevet : Somniare, notre foyer. Nous traversâmes ainsi les nombreuses sphères du Regio féérique, répétant ces mêmes mots. Plus nous progressions vers l’Arcadie, moins la corruption se faisait sentir. Les chênes devenaient plus vigoureux, le sol moins sanglant, les inscriptions sur l’arche plus lisibles et le froid s’intensifiait. Enfin parvenus au dernier niveau du Regio, la forêt était peuplée de créatures étranges qui se tenaient à l’écart mais nous observaient. Le corbeau alla se poser sur l’épaule d’une femme au teint de givre qui s’avança au milieu de la clairière. « Que faites vous dans ma forêt, mortels ? » nous lança-t-elle. Metkilde présenta le gland à la princesse et les raisons de notre venue.

    Abaddon et les Pierres de Dilinwir
    Lorsque nous lui annonçons que nous venons de Fons Luminis, la princesse fée Coe Den Seig paraît méfiante. Elle nous raconte que l’accord passé jadis avec Mormool n’avait pas été très clair sur les conséquences que l’emprisonnement d’un démon auraient sur son Regio.
    Mormool savait-il qu’emprisonner Abaddon en ces lieux corromprait la Cour et empêcherait le passage vers l’Arcadie ? Difficile à savoir. Toujours est-il que les pierres enchantées par le druide Dilinwir pour retenir le démon sous la terre doivent être entretenues. La princesse s’engage à nous fournir un guide le moment venu pour nous mener à ces pierres.

    Le banquet des 7 Princes de la Cour d’Ombre
    Passons à l’objet de notre venue, la princesse ayant largement insisté sur le fait que nous manquions encore beaucoup trop d’expérience et de savoir pour nous confronter au cas Abaddon. C’est avec un petit sourire narquois que Coe Den Seig nous désigne une créature hybride perchée dans un chêne tenant un bébé dans ses bras. Suzon ! L’enfant est bien portant et très probablement bien nourri car il sera le festin du banquet du solstice d’hiver prévu pour célébrer l’avènement de la Cour d’Ombre. Nous sommes tombés dans le piège tendu par la harpie qui avait déposé sciemment le gland veiné de sang… Et nous comprenons très vite que l’enfant n’était qu’un appât car Coe Den Seig nous propose une entente. Nous pourrons récupérer Suzon en échange d’un chevalier qui devra affronter en duel un de leurs monstres. Si notre chevalier remporte le combat, il aura la vie sauve et une faveur sera accordée. Les fées aimant se jouer de Dieu et dévorer ses fidèles, la princesse nous fait comprendre qu’un curé serait encore mieux en échange de l’enfant mais nous pensons tout de suite à proposer ce combat au Sire de Beaumont. Nous négocions ainsi la libération d’Honorine détenue par la Dryade et Coe Den Seig accepte l’accord. Nous sommes donc conviés à dîner à la table des sept Princes de la Cour d’Ombre le 21 décembre, soir du solstice d’hiver et de la fête du pouvoir. Reste à convaincre la Dryade et le Sire de Beaumont.

    Feggimer
    Feggimer est un arbitre, il fait la transition entre la Cour d’Ombre et la Cour de Lumière. Mormool avait fait la promesse de ne jamais le déranger, pourtant le Voile des Énigmes érigé avec l’aide de la Dryade du Chêne Maudit inclut le Tertre Féerique. Coe Den Seig ne porte pas dans son cœur la Reine de la Forêt et son association avec Mormool lui a valu d’être bannie.

    Les loups
    Coe Den Seig a bien connaissance d’une meute de loups récemment apparue dans la région. Elle en sait peu à son sujet, si ce n’est que le mâle alpha que nous avions croisé aux abords de La Pommeraye est une créature magique et non féérique comme nous le pensions. Elle ignore ce qui a pu l’attirer dans les environs.

    Kofa le Cornu
    Au détour d’une conversation, Coe Den Seig évoque Kofa. Intrigués, nous lui en demandons plus à son sujet. Elle nous apprend qu’il réside plus à l’est dans une forêt récemment décimée par les curés qui ont construit une abbaye de Bénédictines vers St-Pierre-sur-Dives, Notre-Dame de l’Épinay.

    La corneille mantelée
    Alors que nous nous apprêtons à prendre congé, Arana demande judicieusement à Coe Den Seig s’il existe à sa connaissance une alliance entre des fées et une bande de brigands qui sévissent la région. La princesse semble peu encline à nous en parler mais nous indique toutefois un lieu en bordure de la forêt où les bandits se retrouvent parfois. Elle nous conseille surtout de suivre la Corneille Mantelée pour connaître le chef des brigands.
    Licouète, une sorte de gobelin des bois, nous guide vers ce repaire situé un peu plus à l’est. Aar reconnait les lieux, c’est ici qu’il a libéré Adeline de Tournebut des mains des bandits.

    11 juillet 1030
    Regina Sylvae
    Sur le chemin du retour vers le Bô, nous faisons une première halte chez Regina Sylvae, la Dryade. Nous apercevons d’abord Honorine gambader dans l’herbe. Elle semble heureuse et bien traitée mais sa famille lui manque. Nous apprenons qu’elle est en fait la fille de Georges du Rû.
    Nous exposons à la Dryade l’accord passé avec Coe Den Seig et elle accepte de rendre Honorine au Sire de Beaumont s’il vainc le champion des Chênes Parlants.

    Sire de Beaumont
    Gardant à l’esprit ce que les Mages Fondateurs de Fons Luminis lui avaient appris sur le Sire de Beaumont, Honoré s’adresse à lui de la manière la plus franche possible et lui expose les différents accords passés avec les fées. Le Sarthois accepte sans détour le duel prévu pour le solstice d’hiver. Sans entrer dans les détails, le Sire de Beaumont nous apprend qu’il s’est attiré les faveurs de St Augustus lors d’un haut fait. Il est un preux chevalier féru d’aventures, il est d’ailleurs parti à la recherche de la petite Honorine à la demande de son frère Louis du Rû.

    Ici s’achève le récit de votre dévoué Honoré, parti plein de questions, revenu plein de réponses et galvanisé par ses prouesses diplomatiques.
    Bisous.

    • Ce sujet a été modifié le il y a 1 année et 9 mois par CelineCeline.
    #1382
    Dominus MundiDominus Mundi
    Maître des clés

    5px pour Honoré !

    #1684
    Dominus MundiDominus Mundi
    Maître des clés

    N’oubliez pas de faire le compte rendu de la suite et fin : Le Banquet du Solstice d’Hiver.

    #1688
    CelineCeline
    Participant

    Ali l’a fait, il est ici

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