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#2423
patchopatcho
Maître des clés

… la suite…

 

Aux abords du bois du Grangoulu vit en reclu dans sa cabane André Vilain, c’est un berger et sa barbe et ses cheveux roux lui valent depuis toujours un sincère rejet des vulgaires alentours. Il sait que la forêt est peuplée de fées et de lutins et il leur fait régulièrement des offrandes.
Mais il ne les a jamais vu. Lorsque nous le rencontrons il nous dit qu’il a déjà vu un groupe de bandit mené par un borgne à cheval.
Tout confirmait donc que nous étions sur la bonne piste et en m’approchant de la lisière, une perception Intelllego Vim certifia nos prévisions : le bois de Grangoulu est hautement féérique et il nous faudrait bien y entrer pour trouver ceux que nous cherchions.

 

Nous sommes trois magi à l’orée d’un bois féérique sans doute hostile et nous cherchons le meilleur moyen d’agir, Mekthilde à ma droite ne me parait pas si inquiète, sans doute sa filiation Merinita éveille sa curiosité davantage que sa peur. Aar à ma gauche ne montre pas de signe d’appréhension non plus, et même si je ne l’ai jamais vu en montrer aucun, je prends cela comme un encouragement. Il est nu comme un ver car il vient de se transformer pour nous rejoindre, c’est anecdotique. Pipa, Eldir, Viktor et Honoré sont resté près de la cabane au Vilain, car ce dernier s’est claquemuré d’effroi après avoir assisté à la transformation d’Aar d’aigle en homme, visiblement pour lui cela n’avait rien d’anecdotique.

 

Je sens bien que notre troupe, même si elle tente en vain de rassurer le pauvre homme, n’est pas a son aise avec l’idée d’entrer dans ses bois.
L’inquiétude habituelle d’une turbula qui accompagne ses magi en mission prend doucement des airs de grogne. Je comprends : nous allons nous jeter dans la « gueule du loup », pour trouver une maga bien plus puissante que nous et tout cela sous les ordres d’un magus qui ne fait même pas partie de l’alliance. Aussi le moment me parait opportun de leur révéler la raison qui doit nous pousser à rencontrer et parler avec Bedwyr plutôt que de la combattre :
« Bedwyr est la filia de Dillinwyr le puissant druide qui a sauvé Fons-Luminis du démon Abbadon et elle a hérité de sa connaissance des combats contre l’occulte. Nous avons donc besoin d’elle si la prison d’Abbadon est sur le point de céder« .
La nouvelle semble trouver sens dans l’esprit de la troupe et même si je doute que Viktor et Eldir entende parfaitement la teneur de cette révélation, je sens que tous ont compris qu’il était dans l’intérêt de leur alliance d’aller inspecter ces bois.
Nous pénétrons donc dans la forêt et très vite, nous nous perdons.

 

Aar en survolant les lieux nous avait pourtant fait un description précise des lieux:
le bois du Grangoulu s’étale sur quelques lieues tout autours du Mont Pinson, la montagne abrite une grosse colonies de corneilles et s’échappe, non loin du sommet, une fumée qui témoigne d’un campement habité. Une gigantesque caverne ouvre sa gueule béante sur un des flancs et un trône de pierre gigantesque lu fait front. Des vignes sont cultivées sur les coteaux les mieux exposés au soleil.
Le site aurait du être rejoint en une ou deux heures après avoir dépassé l’orée, mais très vite nos perdons tout nos repères. Seul la nuit tombante nous informe des heures que nous avons passé à marcher et nous n’avons aucune idée du chemin parcouru. Viktor a repéré les traces d’un ours gigantesque que nous tentons d’éviter, Aar à beau s’envoler pour tenter de nous guider, ce qu’il voit du haut ne correspond pas avec ce que nous vivons sous les frondaisons, pourtant, je marche dans les pas d’Eldir pour garder ma concentration sur un sort de « déchirement du voile de la féérie » et je suis donc certain que nous ne sommes pas entrés dans un regio. Nous arrivons à la conclusion que le mont Pinson doit être protégé par une magie semblable au voile qui protège Fons-Luminis.
Le tintements de petites clochettes sur notre parcours indique de des fées et lutins nous observent et Mekthilde tente de les persuader que nos intentions sont bonnes.
Il faudra deux épuisantes journées d’errance pour qu’enfin les clochettes daignent nous guider vers les gardiens des lieux.

 

Les premiers habitants des lieux qui nous sont apparut ont été les fées et lutins, dans leur petit village arboricole. Ils nous ont accueilli courtoisement, en souriant et nous ont invité à les suivre. Leur apparence est très bigarrée, certain on des ailes ou des membre d’animaux divers, d’autres ressemblent à de tout petits humains. Sur le chemin certains s’empressent nettoyer les taches sur nos effets ou de briquer les boucles de nos sacs. Ils nous ont guidé jusqu’au village des faunes.

 

Les faunes vivent plus près du mont dans une clairière, leur habitations sont de simple huttes de peaux et de branches. Difficile de savoir combien vivent là, nous ne voyons que des mâles. Ils protègent farouchement une humaine qui est enceinte. Elle s’appellent Lara, ils nous disent qu’elle est leur femme et elle semble bien traitée. Nous ne pourrons pas lui parler. C’est Bosh qui nous parle, c’est le patriarche des faunes et sa peau ainsi que les bois qu’ils porte tel un vieux cerf témoignent de son âge vénérable. Il est le maitre ici et tout les habitants et animaux de cette forêt lui obéissent. Il nous invite à nous assoir autours d’un feu et à boire de son vin, ce que nous faisons. Quand je lui demande si nous pourrons rencontrer Bedwyr, il me dit qu’elle viendra, plus tard.
Nous nous reposons donc et profitons du vin et de la nourriture qui nous sont servis, la nourriture est bonne, le vin encore meilleur fait son effet sur nos esprits, les fées, lutins, animaux et faunes sont chaleureux autours de nous. Lara ne partage pas notre soirée. Tout ceux qui sont là ne s’occupent que de profiter des bienfaits de cette terre.

 

Puis, Bedwyr vint…

 

… à suivre encore…

 

  • Cette réponse a été modifiée le il y a 10 mois par patchopatcho.