Accueil Forums Carnets D’aventures Conseil de l'Alliance : Les Bandits Répondre à : Conseil de l'Alliance : Les Bandits

#1926
patchopatcho
Maître des clés

Estimé Honoré de la Pommeraye, merci de ce compte-rendu presque exhaustif.
—–
Voici a peu de choses prêt l’état des faits avant que nous enquêtions et tels qu’ils me furent rapporté par diverses personnes dont Cendre la Toque Rouge.

Témoignage d’Eudes de Beaupré, chef de la garde du Thuit et chevalier aux ordres de Raoul l’Angevin de Taisson : il raconte qu’alors qu’ils poursuivaient une bande de bandits qui venait d’attaquer le domaine de la Pommeraye, une chose étrange s’est passée. C’était en 1020, dans les environs de Bonnoeil. Les gredins étaient à pied et se scindèrent en deux groupes en rentrant dans la forêt. Eudes et sa troupe se concentrèrent sur un seul groupe, l’objectif étant d’en prendre au moins un vivant pour le faire parler. Au moment où ils étaient sur le point de les rattraper, une nappe de brouillard se leva et masqua les fuyards. La troupe entra dans la purée de pois mais ils étaient totalement désorientés et lorsqu’ils réussirent à en sortir, les bandits étaient loin. (Histoire entendue par Père Thomas, le curé de la Chapelle du Thuit, en 1020 qui le raconta à Cendre en 1029)

Pour le Témoignage de Jules Gourdiot, paysan de la Pommeraye , Honoré à dit l’essentiel.

Témoignage de Godefroi du Houlme, éleveur de cochon à Neuvy au Houlme près de Falesia : en 1024, alors qu’il emmenait ses cochons à la foire de Falesia, un gros sanglier apparut sur la route et se mit à grouiner sur les cochons qui stoppèrent leur marche. Puis il repartit dans la forêt et les bêtes du pauvre éleveur le suivirent en rang comme des soldats obéissants à leur chef. Godefroi les suivit en courant jusqu’à une clairière ou se trouvaient des hommes armés qui l’assommèrent. Il se réveilla quelques heures plus tard sur la route et ne revit jamais plus son troupeau de 12 têtes qui auraient dû faire sa fortune à la foire.

Témoignage de Josselin du Nonant, un colporteur de Bretevilla : en 1029, alors qu’il rentrait de la Foire de Falesia, il tomba, non loin du pont qui enjambe la Laize après Saint Quentin, sur une scène qui le marqua à jamais. Les corps ensanglantés de 20 hommes en armes gisaient autour d’un chariot vide. Ils avaient tous été égorgés et il n’y avait aucune trace de lutte. Ce convoi transportait la dîme de l’évêché de Bayeux. Toute l’escorte était morte sauf leur chef, le prévôt de l’Evêque, Bernard le Gros, qu’on ne retrouva jamais tout comme son destrier. Josselin précisa aux enquêteurs de l’évêque que lorsqu’il arriva sur les lieux, l’air était imprégné d’une odeur de lilas.

C’est cette affaire qui décidé ma venue dans votre région cher Sodales car elle met à mal les relations entre l’Eglise et l’Ordre.
Le mage qui utilise aussi sa magie de façon si ostentatoire pour attaquer l’Eglise et dans le but trivial de récolter de l’or doit être au plus vite arrêté.

Il est à noter que la caravane du marchand Barnabé le Riche a été attaquée avec le même modus operandi que celle de la dime de l’évêché :
Aucune trace de lutte, odeur de lilas persistante, tout le monde egorgé.
—–
Permettez moi d’ajouter quelques précisions que Quentin l’ancien prévot m’a rapportées.

En 1025, entre Thury et Castellanum Alneï (Aunay sur l’Odon) il y a eu une attaque sur une caravane marchande. Quentin y a reconnu un des cadavres, Paul Touédic, le fils du meunier du Moulin du Hom, près de Thury. Le Vieux Meunier lui avait raconté que son fils avait disparu 10 ans auparavant et qu’il ne l’avait jamais revu. Le voisinage a confirmé ses dires. Mais Quentin a toujours pensé que le Vieux Meunier ne lui avait pas tout dit. Le meunier doit être toujours vivant.

En 1027, alors que Quentin remontait, avec ses hommes, une piste prometteuse dans la Vallée du Vingt Bec (à l’Ouest de Thury), ils furent harcelés par des farfadets qui avaient décidé qu’ils ne passeraient pas « leur rivière ». Apeurés par les être féeriques, ils rebroussèrent chemin.
Il semblerait qu’au pays du Vingt Bec il y a un Mont Pinson et un Bois du Grangoulu qui serait habités par des hommes boucs et des vilains lutins. Il y a beaucoup d’histoires qui racontent qu’un géant habitait là, que les boucs volent des jeunes femmes qu’on ne revoit jamais, que les animaux attaquent les intrus… Bref personne n’y va et c’est mieux ainsi.

En 1029, Quentin a organisé une expédition pour explorer cette partie de la Forêt de Valcongrais. Ils en revinrent au bout de trois jours sans avoir pu trouver quoique ce soit. Ils étaient totalement désorientés, ne se souvenant plus nettement de ce qu’ils avaient vécu et avec la sensation de se réveiller après une nuit de ripaille avec une bonne gueule de bois. Mais surtout, deux de ses hommes manquaient à l’appel. Les Gens d’Armes, honteux de leur échec, décidèrent de n’en parler à personne, mentant à propos d’une attaque de loups qui auraient tué leurs compagnons et n’essayèrent plus de rentrer dans cette forêt de malheur.
—–
Voici qui devrait vous donner matière à réfléchir pour préparer le conseil.
J’y serai moi-même présent, je l’espère, pour vous donner mes conclusions et vous demander le renouvellement de votre soutien.
—–
Alastair Guernicus, Quaesitor du tribunal de Normandie, votre émissaire auprès de l’alliance Confluensis.

  • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année et 6 mois par patchopatcho.